QUEL PEUT ETRE L’ESSENCE DU DROIT?

QUELLE EST L’ESSENCE DU DROIT ? 

INTRODUCTION 

La notion de droit apparaît complexe en ce sens qu’on se demande si elle ne serait pas une violence. C’est ce qu’aborde notre sujet, qui nous pose la question à savoir si la violence peut avoir raison ? Autrement dit, le recours à la force peut-il être le fondement, la source, de ce qu’on appelle le droit, la légalité, la justice ? Est-ce que la raison du plus fort, est la meilleure ? Ce sujet pose le problème même du fondement du droit. Le droit le juste tire t-il sa racine, sa source de la force ? Est-ce que ce qu’on appelle juste vient de la violence ? En claire la raison est-elle incluse dans la violence ? Pour mieux élucider notre position, nous allons d’abord  voir que la violence peut avoir raison, en examinant Max et Hobbes. Enfin nous terminerons par dire que la violence ne peut pas avoir raison en nous basant sur certains comme Kant et Rousseau. 

LE DROIT N’EST-IL PAS LE PRODUIT DE LA FORCE ? 

Dans un état d’exception le droit est fonde sur la violence. En effet un Etat d’exception est caractérisé pas la primauté de la violence. C’est l’homme qui ale doit sur la gâchette qui fait la loi. Ensuite dans un Etat d’exception, comme aucune institution démocratique ne fonctionne, on assiste a un véritable bafoue ment de la personne. Seule la volonté du régime en place compte et a droit d’existé. Dns ces conditions le légal, le juste tire sa source de la force. Voyons l’exemple de la Corée du Nord où la constitution est taillée sur mesure pour une seule personne ; la chef de l’Etat. Partant de là on pourrait affirmer que la force est la source du droit. 

Pour Max Weber, la force possède la valeur. Donc de façon métaphorique on pourrait dire que c’est la force qui accouche du droit. En effet, si on n’a pas la force, comment arrivé à faire respecter quelque chose par une personne ? Assurément il est difficile voir même impossible de le faire. Ensuite, Max est convaincu que l’homme ne respecte quelque chose, que s’il est obligé de le faire. En fait l’homme laissé à lui-même, ne va rien faire. On comprend alors pourquoi Max Weber qui soutien que l’Etat doit avoir la force pour pouvoir s’imposer. Donc on pourrait sans risque de se tromper dire que pour cet auteur, seule la force fonde le droit. Tout ce qui est légal aujourd’hui serait jadis une brutalité, une violence.    

Pour Hobbes l’homme est fondamentalement méchant. Cet auteur fait recours à l’homme à l’état de nature, pour essayer de savoir si le droit est issu de la violence ou non. Pour Hobbes, le premier sentiment, le sentiment originel chez l’homme est la méchanceté.  Pour Hobbes ou chez Machiavel lorsque deux consciences se rencontrent, c’est le sentiment de destruction mutuelle qui naît. Dès lors,  l’homme devient un danger permanent pour son prochain. D’où la célèbre formule hobbesienne : « L’homme est un loup pour l’homme. » cela pour mettre en exergue la nature fondamentalement mauvaise de l’homme. Ce donc dire que la force fonde le droit. Machiavel de son côté parait plus clair. Pour lui, le prince pour conquérir et conserver le pouvoir, doit avoir une main d’acier dans un gang de velours. C’est pour dire que c’est grâce à la force, que l’on légitime quelque chose. Autrement dit, la violence peut avoir raison. 

NE FAUT-IL PAS VOIRE LE SOCLE DU DROIT DANS LA RAISON ? Mais s’arrêter à ce point de vu, ne serait-il pas partiel ? L’homme est-il si mauvais pour ne réagir que sous la contrainte ? L’homme ne peut-il pas faire preuve de sagesse pour fonder le droit sur la Raison et refuser la violence ? 

L’Etat de guerre est un état de non droit. En effet la carence de l’Etat est une jungle. Les plus forts mangent les plus faibles. En fait si l’on accepte la violence, c’est qu’on instaure une société sans loi. C’est le cas des dictatures, et des pays baignant dans une impunité. De plus, la violence comme fait naturel doit être distinguée de la norme du droit chez l’homme.  En effet, si par la force des muscles les animaux arrivent à s’imposer, chez l’homme les choses sont différentes. L’homme est doué de raison ; c’est de cette raison qu’il doit en tirer les valeurs. En claire l’homme doit fonder le droit, le juste sur le bon sens pour parler comme Descartes. Ensuite, le terme avoir raison, diffère de la violence. Si le premier renvoie au droit, il faut signaler que le second lui désigne le fait, ce qui est. 

Pourtant  le droit à une forte valeur morale et le fait est très contingent. Partant de là, il est rationnellement difficile de soutenir que de la norme puisse découler du contingent. Enfin il nous semble difficile de fonder le droit sur de l’éphémère comme la force physique. Rousseau dans ses réflexions pense que l’homme est capable de raisonner. Pour cette raison, la nature humaine est bonne. Il est capable des se déterminer et de fonder une justice solide et qui résiste à l’épreuve du temps. Rousseau va fonder la légalité sur la volonté générale. Emmanuel Kant soutient que le droit ne doit pas se fonder sur la violence. Car la violence par nature est une dégradation de la valeur de l’homme. Pour lui, seul l’homme est digne de moralité, et pour cette raison doit être toujours une fin de tout.  Quand t-il nous demande d’agir en sorte que l’autre soi au cœur de nos préoccupations, montre qu’en aucun cas, la violence ne doit être convoquée.  Comme on le constate, la morale kantienne rejette la violence comme fondement de la justice. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une raison fondée sur la volonté générale résiste à l’exercice du temps. Ainsi, la violence peut avoir raison, mais elle n’est pas la raison, la légitimité. Nous pouvons, souvent avoir raison car on exhibe des muscles. Cependant cette raison n’est par la vraie, elle n’est pas durable, car on n’est pas sûr d’être toujours le plus fort. Autrement dit, dès que je perds ma force, je perds également ma raison. Il est donc clair qu’une telle raison n’est pas la raison qui doit viser l’universel. 

QUE PENSONS-NOUS ? 

A la question de savoir si la violence peut avoir raison, nous avons d’abord analysé la perspective selon laquelle  la violence peut avoir raison. Nous avons vu par exemple, avec Max Weber que c’est de la violence que découle la norme. Ensuite nous avons analysé les limites de cette perspective. Nous avons vu par exemple avec Rousseau et Kant que l’homme est digne de moralité et pour cette raison doit exclure la violence. Nous en concluons la violence peut avoir raison, mais cette raison n’est pas la meilleure pour l’homme, qui est un être rationnel. La raison du plus fort n’est jamais véritablement la meilleure, la plus légitime. En effet, ceux qui fondent la justice, le droit sur la force, s’inspirent d’une vision réaliste, certes, mais pessimiste de l’homme. Alors que leurs négateurs font confiance à l’homme comme être libre, de raison capable de tenir un fondement rationnel et pacifique aux valeurs idéales qu’il cherche. Cette vision pessimiste de la violence, nous semble dire que la vision idéaliste du droit participe plus au progrès de l’humanité. Nous sommes confortés par le fait que la théorie de Rousseau trouve un écho dans presque toutes les sociétés. On remarque aujourd’hui une soif de démocratie dans presque tous les pays. 

Conclusion 

En somme, nous avons examiné successivement en quoi la violence pourrait avoir raison, et l’opinion adverse qui récuse que la violence puisse être fondement des valeurs. Nous avons pris position sur la question en disant que la violence peut avoir raison, mais que cette raison n’est pas la meilleure. La véritable raison est celle qui découle de la nature de l’homme comme être de raison et de liberté. Il ya lieu, alors d’interpeler les hommes pour qu’ils usent  en priorité de la raison et du dialogue pour avoir raison, ou pour défendre leurs raison. Comment alors convaincre les hommes à renoncer à l’usage de la violence, qui si elle est facile n’est pas la meilleure. 

2 commentaires à “QUEL PEUT ETRE L’ESSENCE DU DROIT?”


  1. 0 HIEN BORIS 25 oct 2011 à 18:52

    BJR MR SAI ANCIEN ELEVE DE DISSIN J DEMANDE LE SENS DE FANTAISISME

  2. 1 ouetian 10 jan 2012 à 23:04

    française, littérature, ensemble des œuvres littéraires de langue française produites en France depuis le XIIe siècle, date à partir de laquelle se développe la littérature en langue vulgaire.

    2 MOYEN ÂGE

    Alors que pour les historiens le Moyen Âge commence en 476 (date de la chute de l’Empire romain d’Occident) et s’achève en 1453 (date de la prise de Constantinople par les Turcs), le Moyen Âge littéraire débute tardivement — vers le début du XIIe siècle — pour s’achever à la fin du XVe siècle.

    Le premier texte attesté en langue romane — ou vulgaire (voir français) —, les serments de Strasbourg, date de 842, mais l’épanouissement de la littérature en langue vulgaire débute effectivement bien plus tard. Cet épanouissement va de pair avec des changements survenus dans les structures sociales et dans les mentalités du monde médiéval, marquant l’apogée des systèmes seigneurial et féodal. Il est lié notamment à l’émergence du concept de fin’amor (ou fine amor), qui va donner naissance à la littérature courtoise, et qui s’impose alors dans le sud de la France, avec les troubadours, puis dans le Nord, avec les trouvères, comme code et référence pour régir aussi bien les situations amoureuses que les actions chevaleresques et guerrières (notamment selon les schémas de l’aventure et de la quête).

    La littérature médiévale se manifeste alors sous des formes diverses avec une grande vitalité. Antérieures à la littérature courtoise, les chansons de geste (attestées entre la fin du XIe siècle et le XIVe siècle, où elles disparaissent) sont le genre littéraire le plus ancien. Dans la seconde moitié du XIIe siècle apparaissent les romans courtois, qui supplantent progressivement les chansons de geste, étant davantage adaptés au raffinement croissant de la société aristocratique. Cependant, l’histoire, sous la forme des chroniques, se dégage peu à peu des formes romanesques pour devenir, aux xiiie et xive siècles, un genre à part entière.

    La poésie, alors chantée et accompagnée de musique, prend aussi son essor, avec les troubadours dans les pays de langue d’oc, et les trouvères dans les pays de langue d’oïl, pour s’y épanouir dans le lyrisme courtois, tandis que les formes dramatiques quittent progressivement la sphère du sacré. Une veine réaliste et paillarde, à visée satirique, représentée surtout par les fabliaux et les farces vient prendre le contre-pied des valeurs chevaleresques et courtoises.

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