Archives pour août 2010

DISSERTATION

LA DISSERTATION

Disserter c’est avancé dans une réflexion. Pour cela, les qualités essentielles d’une dissertation sont : la progression et la cohérence. 

*La progression Progresser suppose avancer dans ses idées. C’est avancé dans sa réflexion, dans son analyse. C’est allé d’une  idée à une autre en tirant toutes les conséquences qui s’imposent. 

*La cohérence La cohérence suppose une logique dans ses idées, c’est un lien logique entre nos idées. 

QUELLES SONT  LES DIFFERENTES PARTIES D’UNE DISSERTATION ? Toute dissertation comporte trois(3) parties : 

-         Une introduction -         Un développement 

-         Une conclusion 

I) L’INTRODUCTION Elle a pour rôle de présenter le sujet au correcteur. Présenter un sujet suppose l’éclairer, lever tout équivoque. Cela sera fait en mettant en exergue, le/les problème(s) dissout(s) dans le libellé du sujet. Cela n’est pas suffisant. Il faut en plus montrer les différents angles d’attaques où le sujet peut être perçu. C’est ça la problématisation. Il faut également montrer notre stratégie d’attaque du sujet. C’est ça le plan. 

Une bonne introduction doit comprendre quatre (4) parties : 

-Un préambule, ou idée générale 

-Une reformulation ou citation du sujet -Une problématique 

-Un plan QUELLE EST L’IMPORTANCE ET LE RÔLE D’UN PREAMBULE ?   

Il constitue le début de la dissertation, pour cette position stratégique, il doit être pertinent, attrayant, afin de maintenir ou de susciter la curiosité du correcteur. En clair il est une ruse pour amener et présenter le sujet de façon doux et cohérent. Cette idée générale peut provenir  de notre expérience, de nos lectures… QU’EST-CE QUE REFORMULER ET CITER UN SUJET ? 

Il s’agit de rappeler le sujet, comme si le correcteur ne le connaissait pas. La reformulation et la citation ont pour but de rendre plus claire le libellé du sujet. QU’EST-CE QUE PROBLEMATISER ? 

Problématiser c’est soulever des questions qui sont dissoutes dans le sujet. La façon la plus simple est de poser la question essentielle que l’on va décomposer après. QU’EST-CE QU’UN PLAN ? 

Il s’agit d’une stratégie d’attaque du problème soulevé plus haut. En claire c’est la réponse à la question : comment vais-je résoudre la difficulté que pose le sujet. 

II) LE DEVOLOPPEMENT C’est le lieu ou toute la, latitude est donnée au candidat de débattre, de dire ce qu’il veut, ce qui semble juste en respectant cependant son plan. Le candidat doit également veiller à dire l’essentiel. En clair c’est dans le développement que le candidat doit chercher à convaincre ou à défaut montrer le bien fondé de sa réflexion. 

Pour ce faire, le candidat peut se servir de quelques petites règles d’organisation. D’abord l’usage des paragraphes. Un paragraphe ce n’est pas simplement venir à la ligne et aligner des écritures. Mais un ensemble organiser d’argument autour d’une Idée Générale. C’est en quelque sorte un schème de pensée. Pour  cela un bon paragraphe comprend : 

Une idée générale (IG) Des idées arguments (IA) 

Des idées exemples (IE) Des citations 

Voici le schéma d’un paragraphe : 

IG IA1 

IE1 CIT1 

Conclusion partielle IA2 

IE2 CIT2 

Transition 

Ensuite, l’usage de bonnes transitions est nécessaire. C’est une conclusion partielle qui permet de passer d’une idée déjà développée à une autre qui le sera. Il faut également utiliser les bons mots liens. Cela est important car grâce aux mots liens on sentira une progression et une cohérence dans notre réflexion. 

Enfin un bon développement rime avec  exploitation des citations judicieuses. 

III) LA CONCLUSION C’est la dernière partie de la dissertation. Conclure c’est s’arrêter, suspendre, mettre fin à… En philosophie il s’agit de suspendre notre réflexion. Une bonne conclusion comprend trois (3) parties. 

*Le bilan qui consiste à dire ce que nous avons vu et en plus petit. *La prise de position c’est en quelque sorte la solution du problème d’après nous. 

*L’ouverture est une question qui me permet ouvrir mon sujet que je viens de traiter à d’autres sujets satellites.      

COMMENT PEUT-ON A UN MOMENT DE L’HISTOIRE OUBLIER L’HISTOIRE?

COMMENT PEUT-ON A UN MOMENT DE L’HISTOIRE OUBLIER L’HISTOIRE ? 

Différents théoriciens ont théorisé sur la notion d’histoire. Cette notion semble fondamentale, au regard de la place qu’elle occupe dans l’histoire de la philosophie. Voila pourquoi nous voulons réfléchir  sur le comment on peut être dans l’histoire tout en oubliant l’histoire ? Plusieurs questions se posent. Pour plus d’éclaircissements, nous allons dans notre réflexion d’abord élucider l’impact de la passion dans la vie de l’Homme. Enfin nous verrons la théorie du grand Homme, acteur principal de l’histoire. 

Avant toute chose une définition conceptuelle s’impose. La passion peut être définie comme une inclination exagérée de l’âme, un dérèglement de la raison du à l’appétit sensible. Ainsi donc, la passion se caractérise par une poursuite aveugle de « l’objet de passion.» L’être passionné poursuit sans pouvoir justifier sa poursuite.  On peut donc dire que la passion est une détérioration de la volonté dans la poursuite de ses fins. Dans l’Encyclopaedia Universalis, Vol12 P.591 il est dit : « Il est impossible d’exister sans passion. » La passion est donc définie comme l’énergie vitale, ce qui nous pousse à agir. Dans le Vocabulaire Technique et Critique de la Philosophie   d’André LALANDE P.746 on lit : « une passion est une tendance d’une certaine durée, accompagnée d’états affectifs et intellectuelles d’images en particulier et assez puissante pour dominer la vie de l’esprit. » On convient donc avec  HEGEL que : « Rien de grand n’a jamais été accompli, ni saurait s’accomplir sans passion. » Au regard de la définition de la passion, ainsi que ses manifestations, nous pouvons légitimement affirmer que grâce a la passion nous sommes dans l’histoire, tout en l’ignorant. 

Mais en fait comment cela est-il possible ? Autrement dit quel exemple peut-on retenir pour mieux illustrer nos propos ? Pour répondre à cette question, la théorie du grand Homme nous semble d’une importance capitale. En effet le grand Homme en agissant pense agir pour son propre compte. Il ignore, au moment de son action, qu’il est un acteur fondamental de l’histoire. Nelson MANDELA,  en assumant sa vie, en acceptant les privations et les brimades, en ignorant la tentation en œuvrant et en réclamant l’égalité en Afrique du Sud, pensait satisfaire un besoin personnel. Or, il est « le héro » de l’histoire de la fin du XXème siècle en Afrique du Sud et même dans le monde. HERTZ  en découvrant les ondes ignore qu’il construit, crée ou fabrique l’histoire. Il en est de même pour  Louis PASTEUR et pour EINSTEIN qui en découvrant sa loi de gravitation universelle, semblait se satisfaire, or… Norbert ZONGO à l’image de Nelson MANDELA a marqué considérablement l’histoire des libertés au BURKINA FASO par la poursuite de sa passion qui est le journalisme d’investigation. C’est dans ce sens que Dans le Dictionnaire des Philosophes 2ème édition de Jacqueline LAFFITTE et de Noëlla BARAQUINE on lit à la P.141 : « Les grands Hommes qui semblent inventer l’histoire par des actes de leurs libres génies sont des individus naturels, dans lesquels la nature produit comme un instinct l’intuition, de ce que l’esprit exige et qui coïncide avec leurs propre spontanéité , avec leurs passions et leurs caractères. » 

Tout se passe comme si en luttant pour des ambitions personnelles MANDELA, Léopold Sédar SENGHOR, Norbert ZONGO, ainsi que Maître Frédéric Titinga PASSERE construisaient l’histoire de l’Afrique. L’histoire étant quelque chose de fondamentalement réalisée, au moment de sa réalisation, les Hommes concernés ignorent qu’ils font l’histoire. Autrement dit, les acteurs présents de l’histoire ne sont pas conscients qu’ils font l’histoire. Comme le disait Mahamadé SAVADOGO dans une de ses conférences, les « grands Hommes » tombent comme des douilles vides après l’accomplissement de leurs passions. Ceci pour dire que c’est après coup que le grand Homme se rend compte de sa réalisation.  Au terme de cette réflexion, il ressort que c’est en étant passionné que nous pouvons être en Histoire tout en l’oubliant. Le grand Homme acteur ou bâtisseur de l’histoire, ne pense pas au moment il agit, que son action a une porté universelle. Voila pourquoi HEGEL met dans le compte de la passion toutes les grandes choses, toutes les merveilles de l’humanité. 


Auteur :

ouetian

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