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EDUCATION COMME DROIT UNIVERSEL.

EDUCATION COMME DROIT POUR TOUS« Maman a accouché ne signifie pas qu’elle en a fini ». Cette pensée de KI ZERBO montre que l’éducation occupe une place prépondérante dans toutes les sociétés. La jouissance  des autres droits passe par l’éducation. C’est ainsi qu’on arrive à dire que le droit à l’éducation est un droit transversal, interconnecté avec les autres droits. En d’autres termes, quelles sont  les raisons qui montrent que le droit à l’éducation est une passerelle pour les autres droits ? Ce sujet pose le problème de la relation du droit à l’éducation avec les autres droits. Comment  peut-on  appréhender la notion d’éducation, de droit transversal, interconnecté ? En quoi le droit à l’éducation est un droit transversal, interconnecté avec les autres droits ? 

Au cours de notre analyse, nous expliciterons d’une part les notions d’éducation, de droit transversal, interconnecté avec tous les autres droits et d’autre part, nous montrerons la manifestation du droit à l’éducation comme droit transversal, interconnecté avec tous les autres droits en nous appuyant sur quelques domaines de la vie humaine. 

Au sens large du terme, l’éducation est l’action des adultes sur les jeunes pour leur transmettre des connaissances jugées nécessaires et utiles pour une communauté particulière. Elle se définit comme la transmission d’un ensemble de manière de penser, d’agir et de faire d’une génération à une autre. L’objet de l’éducation c’est de faire un être social. C’est dans cette perspective que DURKHEIM a pu dire dans son ouvrage intitulé EDUCATION ET SOCIOLOGIE, 1956, pp71 : « L’éducation est l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter chez l’enfant un certain nombre d’états physiques, intellectuels et moraux que réclame de lui la société dans son ensemble et le milieu social auquel il est particulièrement destiné ». 

Au sens strict du terme, l’éducation est l’action d’inculquer des connaissances, des valeurs et des aptitudes par un groupe de professionnels spécialisés que sont les enseignants dans les institues spécialisées que sont les écoles, collèges, lycées et universités. Ainsi pour JOHN DEWEY 1976, la distance entre les capacités des jeunes et les préoccupations des adultes s’élargit de génération en génération. L’action des adultes ne peut plus être directe, les jeunes ne peuvent plus apprendre par imitation et observation directe des adultes. Il faut cependant des agences spécialisées pour assurer la transmission de l’héritage technique et culturel de la société. Sous cet angle, éducation et scolarisation sont devenues une seule et même chose de sorte que lorsqu’on parle d’éducation, on parlera surtout d’éducation scolaire qui est devenue la forme quasi universelle de ce processus de reproduction par la transmission des acquis culturels des différentes générations. 

Vu cette importance de l’éducation au sein de la société, le droit à l’éducation s’impose comme condition sine qua non pour la formation de tout enfant en vu de son intégration sociale. Cet état de fait est reconnu par la charte africaine des droits de l’enfant en son article 11 : «1- Tout enfant a droit à l’éducation ». Le droit à l’éducation est ce droit qui permet aux enfants sans discrimination aucune d’avoir accès aux structures scolaires pour le développement de leurs capacités physiques, intellectuelles et morales. Mais avant tout qu’est-ce qu’un droit transversal, interconnecté avec tous les autres droits ? Quelles en sont les raisons ? 

Un droit transversal est un droit qui conditionne les autres droits. C’est aussi un droit sur lequel sont fondés les autres droits. Considéré comme tel, le droit à l’éducation est donc le socle des autres droits. Ce qui veut dire que les autres droits dérivent de lui. Il est dit transversal, interconnecté avec tous les autres droits parce qu’il prépare l’enfant à la vie active. Aussi, si on se réfère à la pensée de FERNANDEZ et NORDMANN, on voit bien que le droit à l’éducation nous permet de jouir de nos droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels. Le droit à l’éducation est ici donc le passage obligé pour accéder aux autres droits. Mieux on est éduqué, plus on est éclairé sur ses droits. A présent, nous observerons les manifestations de cet état de fait dans quelques domaines de vie. 

Les autres droits découlent de l’éducation. Dans cette lancée, SCHULTZ s’est attaché à démontrer que l’éducation contribue à la croissance du revenu national en améliorant les qualifications et les capacités de la force du travail et affirme qu’un pays incapable de développer les connaissances et les compétences de sa population et d’en faire usage efficacement dans l’économie est incapable de développer quoique se soit d’autre. Dans le même sens, DENISON 1962 attribue le développement économique de l’EX-URSS et le JAPON aux énormes efforts entrepris par ces pays en matière d’éducation. Il s’appuie sur des chiffres pour prouver qu’aux USA, 3/5 et d’avantage même des revenus reposent sur l’élévation du niveau culturel et sur celle de la capacité de production qui en résulte. 

Au plan social, on assiste à un changement de classe sociale, car par l’intermédiaire de l’éducation on peut quitter la classe pauvre pour la classe bourgeoise. Il ya donc une certaine mobilité sociale. Tel fut le cas de BARACK OBAMA, actuel président des USA. De même l’éducation favorise une bonne cohabitation, une coexistence pacifique, l’harmonie en société. A ce titre, une étude mené par CUSTER 1975 à montrer que les personnes instruites sont plus tolérantes que les moins instruites. Or la tolérance au sein de toute société y rend la vie agréable. Quant à HORACE MANN, en 1850 : « L’éducation est la grande égalisatrice des conditions de l’homme, la roue d’équilibre de la machinerie sociale (…) elle fait plus que désarmer les pauvres de leur hostilité envers les riches, elle empêche d’être pauvre ». (Cité par MICHAEL KANTZ éd. School Reform Past and Present Boston : Little Brown, 1971, pp141 in Hurn p87) L’égalité des chances et de mobilité sociale dépendent d’avantage des performances scolaires que de l’origine sociale comme cela a été le cas dans les sociétés anciennes féodales et précapitalistes. 

Au plan culturel, la transmission culturelle des écoles porte sur les connaissances et aptitudes pratiques et sur les valeurs, les normes. Ainsi, pour ROBERT DREEBEN, dans son ouvrage ON WHAT IS LEARNT IN SCHOOL-READING MASSACHUSETTS : Addison-Wesley1968, l’école contribue à l’apprentissage des normes par les élèves en leur indiquant ce que sont ces normes, en les amenant à les accepter a travers un système de sanctions de leurs comportements. Il s’agit des normes permettant aux jeunes de s’intégrer dans la vie sociale moderne, sur le plan économique que social et politique. 

Au plan politique, si on se réfère à la loi 013 /2007, en son article 13, on voit bien que la finalité du système éducatif burkinabé est essentiellement politique en se sens qu’il s’agira de faire du jeune burkinabé un citoyen responsable, producteur et créatif. JEAN JACQUES ROUSSEAU ne ferra pas exception à cette règle. En effet, pour lui, l’éducation a pour but de former d’abord un homme en lui inculquant les valeurs normales qui lui sont nécessaires. Ensuite faire de lui un homme capable de mener un combat avec ses semblables. Pour que ce combat soit effectif, il faut que chaque membre de cette société connaisse ses autres droits à travers le premier droit qu’est l’éducation. Ceci étant, la signature du combat social doit lui permettre de mettre en pratique les autres droits. A titre d’exemple, on peut citer le suffrage universel qui d’ailleurs est l’image du régime démocratique en politique. 

Tous ces exemples montrent bien que le droit à l’éducation est un droit transversal, interconnecté avec les autres droits. 

En somme, l’éducation apparaît comme la transmission des connaissances aux générations futures par des structures appropriées en vu de l’épanouissement intégral de la personne par le développement des différents savoirs. Elle est de se fait, le nœud de tous les autres droits. Le droit à l’éducation est donc un moyen qui favorise le respect de tous les autres droits. Au regard de tout ce qui a été dit, nous reconnaissons qu’effectivement le droit à l’éducation favorise l’accessibilité aux autres droits. Alors, la démocratisation de l’éducation et l’adaptabilité du système éducatif aux attentes des populations s’avèrent nécessaires. Nos gouvernants doivent comprendre qu’il est important d’investir dans l’éducation car la jouissance de ses droits passe d’abord par la connaissance de ses droits et cela y participe au développement de la nation toute entière. 

QUEL PEUT ETRE L’ESSENCE DU DROIT?

QUELLE EST L’ESSENCE DU DROIT ? 

INTRODUCTION 

La notion de droit apparaît complexe en ce sens qu’on se demande si elle ne serait pas une violence. C’est ce qu’aborde notre sujet, qui nous pose la question à savoir si la violence peut avoir raison ? Autrement dit, le recours à la force peut-il être le fondement, la source, de ce qu’on appelle le droit, la légalité, la justice ? Est-ce que la raison du plus fort, est la meilleure ? Ce sujet pose le problème même du fondement du droit. Le droit le juste tire t-il sa racine, sa source de la force ? Est-ce que ce qu’on appelle juste vient de la violence ? En claire la raison est-elle incluse dans la violence ? Pour mieux élucider notre position, nous allons d’abord  voir que la violence peut avoir raison, en examinant Max et Hobbes. Enfin nous terminerons par dire que la violence ne peut pas avoir raison en nous basant sur certains comme Kant et Rousseau. 

LE DROIT N’EST-IL PAS LE PRODUIT DE LA FORCE ? 

Dans un état d’exception le droit est fonde sur la violence. En effet un Etat d’exception est caractérisé pas la primauté de la violence. C’est l’homme qui ale doit sur la gâchette qui fait la loi. Ensuite dans un Etat d’exception, comme aucune institution démocratique ne fonctionne, on assiste a un véritable bafoue ment de la personne. Seule la volonté du régime en place compte et a droit d’existé. Dns ces conditions le légal, le juste tire sa source de la force. Voyons l’exemple de la Corée du Nord où la constitution est taillée sur mesure pour une seule personne ; la chef de l’Etat. Partant de là on pourrait affirmer que la force est la source du droit. 

Pour Max Weber, la force possède la valeur. Donc de façon métaphorique on pourrait dire que c’est la force qui accouche du droit. En effet, si on n’a pas la force, comment arrivé à faire respecter quelque chose par une personne ? Assurément il est difficile voir même impossible de le faire. Ensuite, Max est convaincu que l’homme ne respecte quelque chose, que s’il est obligé de le faire. En fait l’homme laissé à lui-même, ne va rien faire. On comprend alors pourquoi Max Weber qui soutien que l’Etat doit avoir la force pour pouvoir s’imposer. Donc on pourrait sans risque de se tromper dire que pour cet auteur, seule la force fonde le droit. Tout ce qui est légal aujourd’hui serait jadis une brutalité, une violence.    

Pour Hobbes l’homme est fondamentalement méchant. Cet auteur fait recours à l’homme à l’état de nature, pour essayer de savoir si le droit est issu de la violence ou non. Pour Hobbes, le premier sentiment, le sentiment originel chez l’homme est la méchanceté.  Pour Hobbes ou chez Machiavel lorsque deux consciences se rencontrent, c’est le sentiment de destruction mutuelle qui naît. Dès lors,  l’homme devient un danger permanent pour son prochain. D’où la célèbre formule hobbesienne : « L’homme est un loup pour l’homme. » cela pour mettre en exergue la nature fondamentalement mauvaise de l’homme. Ce donc dire que la force fonde le droit. Machiavel de son côté parait plus clair. Pour lui, le prince pour conquérir et conserver le pouvoir, doit avoir une main d’acier dans un gang de velours. C’est pour dire que c’est grâce à la force, que l’on légitime quelque chose. Autrement dit, la violence peut avoir raison. 

NE FAUT-IL PAS VOIRE LE SOCLE DU DROIT DANS LA RAISON ? Mais s’arrêter à ce point de vu, ne serait-il pas partiel ? L’homme est-il si mauvais pour ne réagir que sous la contrainte ? L’homme ne peut-il pas faire preuve de sagesse pour fonder le droit sur la Raison et refuser la violence ? 

L’Etat de guerre est un état de non droit. En effet la carence de l’Etat est une jungle. Les plus forts mangent les plus faibles. En fait si l’on accepte la violence, c’est qu’on instaure une société sans loi. C’est le cas des dictatures, et des pays baignant dans une impunité. De plus, la violence comme fait naturel doit être distinguée de la norme du droit chez l’homme.  En effet, si par la force des muscles les animaux arrivent à s’imposer, chez l’homme les choses sont différentes. L’homme est doué de raison ; c’est de cette raison qu’il doit en tirer les valeurs. En claire l’homme doit fonder le droit, le juste sur le bon sens pour parler comme Descartes. Ensuite, le terme avoir raison, diffère de la violence. Si le premier renvoie au droit, il faut signaler que le second lui désigne le fait, ce qui est. 

Pourtant  le droit à une forte valeur morale et le fait est très contingent. Partant de là, il est rationnellement difficile de soutenir que de la norme puisse découler du contingent. Enfin il nous semble difficile de fonder le droit sur de l’éphémère comme la force physique. Rousseau dans ses réflexions pense que l’homme est capable de raisonner. Pour cette raison, la nature humaine est bonne. Il est capable des se déterminer et de fonder une justice solide et qui résiste à l’épreuve du temps. Rousseau va fonder la légalité sur la volonté générale. Emmanuel Kant soutient que le droit ne doit pas se fonder sur la violence. Car la violence par nature est une dégradation de la valeur de l’homme. Pour lui, seul l’homme est digne de moralité, et pour cette raison doit être toujours une fin de tout.  Quand t-il nous demande d’agir en sorte que l’autre soi au cœur de nos préoccupations, montre qu’en aucun cas, la violence ne doit être convoquée.  Comme on le constate, la morale kantienne rejette la violence comme fondement de la justice. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une raison fondée sur la volonté générale résiste à l’exercice du temps. Ainsi, la violence peut avoir raison, mais elle n’est pas la raison, la légitimité. Nous pouvons, souvent avoir raison car on exhibe des muscles. Cependant cette raison n’est par la vraie, elle n’est pas durable, car on n’est pas sûr d’être toujours le plus fort. Autrement dit, dès que je perds ma force, je perds également ma raison. Il est donc clair qu’une telle raison n’est pas la raison qui doit viser l’universel. 

QUE PENSONS-NOUS ? 

A la question de savoir si la violence peut avoir raison, nous avons d’abord analysé la perspective selon laquelle  la violence peut avoir raison. Nous avons vu par exemple, avec Max Weber que c’est de la violence que découle la norme. Ensuite nous avons analysé les limites de cette perspective. Nous avons vu par exemple avec Rousseau et Kant que l’homme est digne de moralité et pour cette raison doit exclure la violence. Nous en concluons la violence peut avoir raison, mais cette raison n’est pas la meilleure pour l’homme, qui est un être rationnel. La raison du plus fort n’est jamais véritablement la meilleure, la plus légitime. En effet, ceux qui fondent la justice, le droit sur la force, s’inspirent d’une vision réaliste, certes, mais pessimiste de l’homme. Alors que leurs négateurs font confiance à l’homme comme être libre, de raison capable de tenir un fondement rationnel et pacifique aux valeurs idéales qu’il cherche. Cette vision pessimiste de la violence, nous semble dire que la vision idéaliste du droit participe plus au progrès de l’humanité. Nous sommes confortés par le fait que la théorie de Rousseau trouve un écho dans presque toutes les sociétés. On remarque aujourd’hui une soif de démocratie dans presque tous les pays. 

Conclusion 

En somme, nous avons examiné successivement en quoi la violence pourrait avoir raison, et l’opinion adverse qui récuse que la violence puisse être fondement des valeurs. Nous avons pris position sur la question en disant que la violence peut avoir raison, mais que cette raison n’est pas la meilleure. La véritable raison est celle qui découle de la nature de l’homme comme être de raison et de liberté. Il ya lieu, alors d’interpeler les hommes pour qu’ils usent  en priorité de la raison et du dialogue pour avoir raison, ou pour défendre leurs raison. Comment alors convaincre les hommes à renoncer à l’usage de la violence, qui si elle est facile n’est pas la meilleure. 

LA JUSTICE

QUELQUES NOTIONS DE BASE SUR LA JUSTICE 

POSITION DU PROBLEME 

Le terme JUSTICE vient du latin « justicia » qui désigne une vertu morale qui fait rendre à chacun  ce qui lui revient. Selon plusieurs auteurs, comme HOBBES par exemple, l’état de nature était caractérisé par l’absence de loi. C’était comme une « jungle » dans laquelle, « l’homme est un loup pour l’homme. »  C’est cet état de fait qui appelle la justice. La JUSTICE vient résoudre cette insécurité en instaurant des lois. C’est la naissance de la société civile, régit par des lois. Dans cette logique, la vie du citoyen serait réglée par des lois et toute violation serait réprimée à la hauteur du forfait. Mais en claire, qu’est-ce-que la JUSTICE ? Quelle est sa nature ? Son origine ? Quels rapports existent-ils entre JUSTICE et Charité ? 

I) QUELLE EST LA NATURE DE JUSTICE ? 

 Commençons cette partie par un proverbe populaire : qui a soif de justice aura toujours soif. Cela pour dire que la justice est un idéale, un idéal cependant universel. Elle est aussi l’expression d’une vertu, personnelle, et un principe moral. 

1) LA JUSTICE COMME UN PRINIPE MORAL 

Vue sous cet angle, la JUSTICE apparait comme un respect, une défense du droit moral. La JUSTICE  est fondée sur la valeur de la personne morale. 

Mais quand dit-on d’une personne, qu’il est juste ? Une personne est dite juste, simplement lorsqu’elle honore à ses devoirs sans jamais faillir. C’est celui qui fait preuve d’une certaine qualité morale. C’est justement ce que disait PAUL VALERY à propos du juste ; que c’est un idéal de l’homme que s’est fait Dieu. Pour d’autres philosophes surtout les antiques, le juste c’est celui qui fait usage de sa raison dans toute action qu’il pose. Et cela dans le but d’éviter l’erreur la démesure. Il n’est donc pas étonnant que la figure du philosophe soit celle du juste… car le philosophe est l’ami de la raison. On comprend mieux PLATON « Seuls les philosophes peuvent et doivent gouverner la cité … ou que les philosophes deviennent rois ou que les rois deviennent philosophes ». L’Homme juste est l’Homme vertueux désintéressé. Ce n’est pas celui qui court derrière loi mais celui qui comme le dit ARISTOTE « préfère subir l’injustice, plus tôt que la commettre. » 

2) ORIGINE DE LA JUSTICE 

Pour ROUSSEAU Dieu est la source de la justice. Cependant si l’Homme savait recevoir la justice de si haut, il n’aurait plus besoin ni de loi, ni de gouvernement. L’avidité de l’homme est à la base des disfonctionnement de la justice rendu par les autorités sociales. Pour l’auteur « La justice est une disposition constante de l’âme à attribuer à chacun ce qui lui, d’après le droit civile lui revient, l’injustice au contraire consiste sous une apparence de droit à enlever à quelqu’un ce qui lui appartient suivant l’interprétation véritable des lois. » 

3) UNE SOCIETE JUSTE EXISTE T-IL ? 

La réponse à cette question  nous amène à poser le problème politique. Quelle est la cause de notre vie en communauté ? Quelle est la fin de notre vivre ensemble ? Assurément la réponse à cette question semble être la SOCIETE JUSTE. Elle peut être cette société qui assure à tous les conditions nécessaires à son épanouissement harmonieux. Une société qui ne brime personne, ou personne ne brime son, prochain. Une question se pose a nous alors… Une telle société existe-t-elle ? N’est elle pas une vue de l’esprit ? Chacun pour être franc peut trouver la réponse à cette question. Nulle part dans le monde on ne rencontre cette société. Voila pourquoi THOMAS MORE disait à propos de la société juste que  « c’est une île judicieusement appelé utopia. » 

II) QUELLES SONT LES DIFFERENTES FORMES DE JUSTICE ? 

On distingue essentiellement trois formes que peut revêtir la justice à savoir la justice commutative, la justice distributive, et la justice répressive. 

1) LA JUSTICE COMMUTATIVE 

Elle est celle qui préside aux échanges et est basée sur une égalité parfaite des contractants. En fait c’est parce que ces contractants sont égaux qu’aucun ne cherche à brimer l’autre. On pourrait résumer la doctrine de cette forme de justice par : à chacun la même chose. 

2) LA JUSTICE DISTRIBUTIVE 

Son principe est à  selon son mérite.  C’est cette forme de justice qui préside à la répartition des avantages sociaux. Son objectif n’est pas l’égalité stricte, mais une proportionnalité stricte entre le mérite et aussi l’effort fourni. Alors on ne donnera plus à tous la même chose, mais on donnera à chacun selon l’effort ou le mérite. 

3) LA JUSTICE REPRESSIVE 

La répression judiciaire introduit la notion de proportionnalité. La sanction doit être proportionnelle à la faute. Le TALION en enseignant œil pour œil dent pour dent, ne prône pas la vengeance, mais plutôt la proportionnalité. 

III) JUSTICE ET CHARITE 

Pour le sens commun la charité est un élan du cœur qui nous pote vers les plus faibles les plus pauvres que nous. Cependant la charité se distingue de l’aumône qui avilit l’homme. La charité est aussi différente de la justice ? En ce sens que la justice recouvre un caractère contraignant, est nordique, tandis que la charité dépend de moi en quelque sorte. Il ne faut pas opposer systématiquement ces deux. La justice est un idéale et la charité est comme un moteur qui me pousse vers cet idéal. Il faut donc pouvoir partir de la charité pour atteindre la justice. 

CONCLUSION 

Pour terminer nous pouvons dire que la justice a pour but de réduire au maximum les différences entre les hommes dut aux conditions matérielles. La justice est un idéal et ce n’est pas parce que c’est un idéal qu’il faut refuser de la poursuivre.

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Auteur :

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